C’est souvent la grande peur — ou le grand fantasme — de ceux qui franchissent la porte d’un cabinet pour la première fois : « Si je fais un bilan de compétences, vais-je être obligé de tout plaquer pour élever des chèvres dans le Larzac ? »
Chez Gamberge, on aime déconstruire les idées reçues. La réalité est bien plus nuancée. Le bilan de compétences n’est pas une machine à fabriquer des démissions. C’est un outil de clarification. C’est un moment pour se poser, pour « gamberger » intelligemment sur ses envies, ses aptitudes et la réalité du marché.
L’objectif final n’est pas toujours le changement radical. Parfois, c’est une simple validation. D’autres fois, c’est un ajustement.
Dans ma dernière vidéo (que vous pouvez retrouver juste en dessous), je vous parle des résultats concrets de cette démarche. Aujourd’hui, nous allons creuser ensemble les 5 suites logiques d’un bilan de compétences. Spoiler : il y en a forcément une qui vous correspond.
Regardez notre vidéo Youtube consacrée au sujet
Après le bilan de compétences : analyser les 5 résultats concrets
1. La Reconversion Professionnelle : Le grand saut
C’est l’issue la plus médiatisée. Celle à laquelle tout le monde pense. La reconversion professionnelle intervient lorsque le bilan met en lumière un décalage trop profond entre vos valeurs, vos intérêts et votre métier actuel. Vous ne vous y retrouvez plus, le sens a disparu, et l’idée de continuer ainsi 10 ans de plus vous angoisse.
Le bilan permet ici d’identifier un nouveau métier, mais surtout de vérifier sa faisabilité. On ne part pas à l’aveugle. On analyse les compétences transférables et on confronte le rêve à la réalité du terrain via des enquêtes métiers.
C’est pour vous si :
- Vous ressentez une perte de sens totale dans votre secteur d’activité.
- Vous avez une passion ou un intérêt fort que vous souhaitez professionnaliser.
- Les enquêtes métiers réalisées pendant le bilan ont confirmé votre attrait pour ce nouveau domaine.
Le conseil Gamberge : Une reconversion ne se fait pas du jour au lendemain. Le bilan vous donnera la feuille de route, mais la patience sera votre meilleure alliée.
2. La Promotion (Évolution Interne) : Monter en puissance
Et si l’herbe n’était pas plus verte ailleurs, mais juste un peu plus haut ? Il arrive souvent que l’on aime son entreprise, ses collègues, et la culture de la boîte, mais que l’on s’ennuie dans ses tâches quotidiennes. On a fait le tour du poste.
Ici, le bilan de compétences agit comme un révélateur de potentiel. Il vous aide à prendre conscience de la valeur que vous apportez à l’entreprise. Fort de cette nouvelle confiance et d’arguments factuels, vous êtes armé pour négocier une évolution verticale : prendre des responsabilités managériales, gérer des projets plus complexes ou changer de département.
C’est pour vous si :
- Vous êtes attaché à votre entreprise actuelle.
- Vous avez besoin de nouveaux défis, mais pas d’un nouveau métier.
- Vous voulez légitimer une demande d’augmentation ou de changement de statut.
Le conseil Gamberge : Utilisez la synthèse de votre bilan comme support lors de votre entretien annuel. C’est une preuve de votre démarche proactive et de votre engagement.
3. La Formation : L’investissement sur soi
Parfois, le bilan met en évidence un « gap » (un écart) entre là où vous êtes et là où vous voulez aller. Vous aimez votre domaine, mais vous sentez que vous stagnez ou que le marché évolue sans vous.
La suite logique est alors la formation professionnelle. Il ne s’agit pas nécessairement de repartir sur les bancs de l’école pour 5 ans. Cela peut être une formation courte pour acquérir une compétence technique (hard skill), une certification, ou un coaching pour développer vos compétences comportementales (soft skills), comme le leadership ou la communication.
Le bilan sert ici à cibler précisément la formation qui aura le meilleur retour sur investissement pour votre employabilité.
C’est pour vous si :
- Vous avez besoin de reprendre confiance en vos capacités intellectuelles.
- Vous voulez rester compétitif dans votre secteur.
- Il vous manque une « brique » technique pour accéder au poste supérieur.
4. La Candidature (Mobilité Externe) : Changer d’air
C’est le cas de figure du « même métier, mais ailleurs ». Le bilan de compétences peut révéler que le problème n’est pas le métier que vous exercez, mais l’environnement dans lequel vous le faites. Un management toxique, une culture d’entreprise qui ne vous correspond plus, ou un secteur en déclin peuvent gâcher un métier que vous adorez pourtant.
Dans ce cas, la suite du bilan est la mise en action vers le marché de l’emploi : refonte du CV, mise à jour du profil LinkedIn, et activation du réseau. Vous repartez sur le marché, mais avec une différence majeure : vous savez exactement ce que vous valez et ce que vous ne voulez plus accepter.
C’est pour vous si :
- Vous aimez votre métier (comptable, commercial, ingénieur…) mais vous souffrez dans votre entreprise actuelle.
- Vous souhaitez augmenter votre salaire en changeant de structure.
- Vous avez besoin d’un nouveau contexte pour vous épanouir.
Le conseil Gamberge : Le bilan vous aide à définir votre « entreprise idéale ». Servez-vous en pour cibler vos candidatures et ne pas postuler au hasard.
5. L’Équilibre (« Job Crafting » et Réajustement)
C’est l’issue la plus subtile, et souvent la plus sous-estimée. Parfois, le bilan conclut que vous êtes exactement là où vous devez être professionnellement. Mais alors, pourquoi ce mal-être ?
Souvent, c’est une question d’équilibre vie pro / vie perso. Le résultat du bilan peut mener à une réorganisation de votre temps de travail (passage au 4/5ème, télétravail), ou à du « Job Crafting » (façonner son poste pour qu’il colle mieux à ses appétences, en déléguant ce qui nous pèse et en accentuant ce qui nous plaît).
L’objectif est ici de remettre le travail à sa juste place : une partie importante de la vie, mais pas toute la vie.
C’est pour vous si :
- Vous cherchez de la sérénité plutôt que de la performance pure.
- Vous êtes fatigué, au bord du burn-out, mais vous aimez votre job.
- Vos priorités personnelles ont changé (famille, projets perso).
Choisir sa voie en conscience
Comme vous le voyez, le bilan de compétences est un carrefour, pas une voie sans issue. Que vous décidiez de tout changer ou de simplement réajuster les curseurs, l’important est que cette décision soit prise en conscience.
Chez Gamberge, c’est notre mission : vous accompagner pour que, quelle que soit la suite (Reconversion, Promotion, Formation, Candidature ou Équilibre), elle soit choisie et non subie.
Et vous, quelle suite vous tente le plus ?
Vous vous posez des questions sur votre avenir pro ? N’hésitez pas à me contacter pour échanger sur votre situation.
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