« De quoi tu te plains, franchement ? »
Si cette phrase te traverse l’esprit – ou t’a déjà été lancée par un proche – tu n’es clairement pas seul·e. Elle arrive souvent au moment précis où tu oses mettre des mots sur quelque chose de flou mais persistant : tu t’ennuies dans ton travail, alors que, sur le papier, tout va bien.
Un CDI.
Un salaire qui tombe tous les mois.
Des horaires corrects.
Une ambiance plutôt calme.
Bref, ce qu’on appelle communément la sécurité.
Et pourtant… à l’intérieur, ça sonne creux.
Quand le confort devient silencieusement pesant…
Le problème n’est pas que ton travail est difficile.
Le vrai problème, c’est qu’il est devenu prévisible.
Tu connais tes dossiers par cœur.
Tu sais comment vont se dérouler les réunions.
Tu pourrais faire certaines tâches les yeux fermés.
Tu es passé·e en pilotage automatique.
Au début, c’est presque agréable. Ça rassure. Ça repose.
Mais à la longue, quelque chose se grippe.
Parce que le cerveau humain n’est pas fait pour le vide prolongé. Quand il n’y a plus de stimulation, plus de curiosité, plus de relief… il ne se repose pas. Il s’éteint doucement.
Et c’est là que l’ennui au travail s’installe.
Le bore-out : l’épuisement par l’ennui (et non, ce n’est pas un caprice).
On parle encore trop peu du bore-out, et pourtant il est bien réel.
Le bore-out, ce n’est pas “avoir des journées calmes”.
C’est une accumulation de signaux souvent invisibles :
- ne plus apprendre,
- ne plus se sentir utile,
- regarder l’horloge plus que son travail,
- rentrer chez soi vidé·e… alors que la journée n’a pas été stressante.
Ce paradoxe est déroutant : comment peut-on être fatigué quand on ne fait “rien d’éprouvant” ?
La réponse est simple : faire semblant de s’intéresser pendant des heures est épuisant. Mobiliser son attention sur quelque chose qui n’a plus de sens pour soi demande une énergie énorme.
Le bore-out n’est pas un manque de gratitude.
C’est un signal.
Stabilité professionnelle ne rime pas forcément avec épanouissement !
On confond souvent stabilité et bien-être.
Confort et sens.
Tu peux être reconnaissant·e pour ce que tu as et ressentir un manque.
Ces deux réalités peuvent coexister.
Ne pas écouter ce malaise peut pourtant avoir des conséquences bien concrètes :
- fatigue chronique,
- perte de motivation,
- baisse de l’estime de soi,
- tensions physiques ou psychosomatiques.
S’écouter n’est ni indécent, ni immature, ni égoïste.
C’est profondément humain.
Les vraies questions derrière l’ennui au travail :
L’ennui professionnel n’est presque jamais “juste” de l’ennui. Il vient souvent poser des questions plus profondes :
- Qu’est-ce que je n’utilise plus de moi aujourd’hui ?
- De quoi ai-je besoin en ce moment : du défi, du sens, de la créativité, de l’impact ?
- Est-ce que ce poste correspond encore à la personne que je suis devenue ?
Parfois, la réponse n’est pas un changement radical.
Il peut s’agir de :
- réaménager son poste,
- ajouter un projet transverse,
- se former,
- redonner une perspective.
Et parfois, oui, c’est envisager autre chose.
Mais avant de décider, encore faut-il comprendre ce qui se joue.
La “sécurité de l’emploi” : un faux ami ?
On entend souvent que, “par les temps qui courent”, la sécurité de l’emploi est un luxe. Et que rester là où l’on est serait la meilleure option.
En réalité, le monde du travail a changé.
Rester 5, 8 ou 10 ans dans un poste où l’on n’apprend plus comporte un risque réel : l’obsolescence professionnelle.
Le jour où l’entreprise restructure, ou le jour où l’envie de partir devient incontournable, on peut se sentir :
- décalé·e par rapport au marché,
- peu confiant·e,
- persuadé·e de ne “savoir faire que ça”.
L’ennui prolongé est un poison pour l’estime de soi.
Il peut faire douter des personnes pourtant compétentes et légitimes.
Le plus grand risque n’est pas toujours de changer.
C’est parfois de rester trop longtemps… jusqu’à ne plus se sentir capable de bouger.
Le bilan de compétences : un laboratoire, pas un saut dans le vide !
Contrairement à une idée reçue, un bilan de compétences n’est pas une incitation à démissionner.
Au contraire.
Quand on est en situation stable, le bilan devient un espace sécurisé pour réfléchir. Un laboratoire.
Chez Gamberge, on utilise justement cette stabilité comme un appui pour :
- faire le point,
- remettre de la clarté,
- préparer la suite sans pression.
Un bilan, c’est notamment :
- redécouvrir ce que tu sais faire (et que tu as parfois banalisé),
- comprendre tes moteurs, tes besoins, tes zones d’ennui,
- explorer des pistes sans risque,
- décider en conscience : faire évoluer ton poste actuel ou envisager autre chose.
L’objectif n’est pas de tout envoyer valser.
Mais de remettre du relief dans ton parcours.
Et Être vivant, pas seulement en sécurité.
Vouloir se sentir utile, stimulé·e, aligné·e n’est pas un luxe.
C’est un besoin fondamental.
Si tu te reconnais dans cette sensation de tourner en rond, ne reste pas seul·e avec la culpabilité. Le simple fait de réfléchir à ta situation est déjà un mouvement.
Regardez notre vidéo Youtube consacrée au sujet
Chez Gamberge, on est convaincus qu’on peut construire une vie professionnelle stable ET vivante.
Si tu veux arrêter de gamberger seul·e, tu peux
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- réserver un entretien préalable gratuit : un temps d’échange, sans engagement, pour remettre un peu de clarté – et de respiration – dans ton parcours.
Et surtout : prends soin de toi. Vraiment.
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